J’ai changé mon alimentation (Le bilan des 3 mois)

15 mai 2016

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D’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours adoré manger. Et Beaucoup ! Habituée à une pratique de sport intensive et régulière au collège. J’ai toujours eu ce ventre de l’enfance mais je mangeais énormément sans prendre de poids. Je faisais trois pompes et deux abdominaux pour « rester en forme » un sandwich beurre-fromage entre les dents et je vidais les placards familiaux pour combler l’ennui. Je n’ai jamais eu de problème de boulimie ou d’anorexie mais je frôlais quand même la compulsion.

3 ans de pilule plus tard et j’ai attrapé des formes. Plus de hanches, plus de taille, mon métabolisme à changé. Je suis devenue « la fausse maigre » : longiligne mais lovée dans une légère couche de gras bien dissimulé. Je mangeais toujours autant et toujours n’importe quoi mais cette fois, mon corps mangeait autant que moi. Je prenais du poids et je commençais à le voir. Sont entrés dans ma vie la paresse du « devoir faire à manger soi-même« , le travail, la fac et les relations de couple, qui n’ont rien arrangés. Je suis tombée dans le cercle infernal de la malbouffe à portée d’estomac (junk food, nourriture industrielle ou à emporter, restaurants) et du yoyo en question de poids.

J’ai commencé à penser autrement il y a un an. J’ai eu un déclic alimentaire en lisant un énième article sur les méfaits de la junk food et poussée par la mode « healthy« , j’ai eu envie de comprendre, de connaître et de contrôler ce que je donne à mon corps. Je suis passée par plusieurs états : motivation intense, reprise des mauvaises habitudes, information à outrance, désorientation, remise à plus tard, envie, culpabilité… pour finalement prendre un vrai virage alimentaire. Parce que je sais qu’il est difficile de commencer, aujourd’hui je dresse un bilan pas très original de ces premiers mois. L’occasion de suivre ma progression, noter mes erreurs et mes réflexions. Attention, c’est long !

motivation

Arrivée au stade où la nourriture à l’extérieur me coutait plus de 300€/mois (#NORMAL) ; où enchaîner Mcdo, KFC, Quick, Domino’s dans la même semaine me dérangeait à peine (#NORMALBIS) ; arrêter tout pour manger plus sainement relevait de la désintoxication alimentaire.

J’ai essayé de trouver un mode de fonctionnement plus sain, un équilibre alimentaire mais aussi un nouveau mode de consommation. Le plus urgent est d’abandonner les fastfood et de limiter ma consommation de graisses inutiles (aliments frits, très gras), de sucre raffiné (bonbons, gâteaux industriels, sodas, etc) et de sel en de très rares exceptions. Il m’a fallut une vraie révélation, de la patience et une belle cuisine (cuisiner sur un meuble de 40cm durant un an n’aidait pas la démarche) pour pouvoir affronter les moqueries et les embuches du quotidien  (« – Mon ange, on a plus rien dans le frigo, je vais chercher un Mcdo ? »). Dire stop est le plus difficile.

Le premier mois était terrible. J’étais dans l’excès inverse (#healthynazi). Mais il m’a permis de tenir bon, de voir des effets positifs rapidement et de poser les bases de ce que je voulais pour la suite. J’ai pu réintégrer les légumes et les fruits dans mon alimentation, en faire des essentiels quotidiens et ne pas tourner uniquement avec quatre tomates, un concombre et une salade dans la semaine pour me donner bonne conscience.

J’étais surement la dernière à y croire en le lisant mais 3 mois après, je n’ai pas eu de nouveau envie d’un fastfood et aujourd’hui, je peux passer devant la faim au ventre, sans même vouloir y manger. Manger sainement devient une habitude très rapidement ! Parole de scout.

Une aide supplémentaire ? L’application « Nomo » normalement conçue pour les VRAIES addictions m’a aidé à compter les jours au début. Alors oui, c’est un peu ridicule d’avoir eu besoin d’elle mais la satisfaction de voir les jours défiler me permettait de tenir bon. « Cronometer«  quant à elle m’aidait à comprendre les enjeux d’une vraie alimentation, en distinguant sur un graphique les composants nutritifs de chacun de mes repas. J’étais dans l’excès, on est d’accord. 

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S’informer sur ce que l’on mange, comprendre nos besoins et démêler le vrai du faux est un travail titanesque. Au début je lisais tout, je croyais tout et au final, je ne faisais rien. Je lisais des articles, sans savoir où commencer pour moi aussi, m’y mettre, noyée sous les différentes informations. C’est après une énième moquerie de mon chéri que j’ai fini par me dire qu’il avait raison et que plutôt que de stresser en regardant la carte d’un restaurant, je devais réapprendre à écouter mon corps. Mâcher longuement, manger uniquement quand j’ai faim, prendre en compte mes envies… sont autant de choses que j’essaie d’intégrer. Il ne s’agit pas de prendre un train en marche mais de suivre son propre cheminement, tant pis pour les autres, nous sommes tous différents.

Je réussi de plus en plus à m’informer pour essayer de m’émanciper de toutes mes anciennes croyances. Je lis toutes les étiquettes des produits que j’achète, j’arrive à décrypter de plus en plus les codes des industriels. Ca veut dire aussi passer plus de temps à faire ses courses, arriver à mettre de côté les produits qui ne correspondent plus à mes convictions. Je suis encore loin d’être une consommatrice libre mais je m’améliore.

J’ai encore besoin de parler de cette nouvelle démarche autour de moi, pour que l’on m’aiguille ou que l’on me donne raison. Je saoule mes proches mais je me rassure et je pense que ça reste important de débattre pour avancer. J’achète bio, je mange sainement la plupart du temps, je passe pour un cliché sur patte avec mes chips de banane mais au fond ce n’est pas une mauvaise démarche et c’est un plaisir de voir mes proches changer avec moi !

Une aide supplémentaire ? Les articles de Victoria (Mon Slow Diet), de Coline (Manger sain) et la chaine d’Alice (Alice Esmeralda) sont de très bons moteurs pour commencer. 

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Manger le plus possible bio, local et sainement, éviter les produits transformés et/ou les produits industriels et réduire sa consommation de viandes, de poissons, de produits laitiers, de graisses saturées, de sucre raffiné et de sel ; ça veut dire aussi se compliquer VRAIMENT le quotidien. Au début, je rejetais tout en bloc, arrêter tout pour y voir plus clair me semblait la solution la plus simple. Je n’allais plus au restaurant, je n’ajoutais plus aucune huile dans mes plats, je ne mangeais plus que des légumes vapeurs et des fruits.

Autant dire que la méthode n’est pas viable. ll a fallu que j’apprenne à cuisiner (ici et ), que j’y trouve du plaisir, que je sache comment varier les plaisirs autour de mon nouveau frigo et, que je trouve d’autres moyens pour consommer plus intelligemment. Aujourd’hui je ne fais quasiment plus mes courses en supermarché mais le bio me coûte encore très cher, je suis loin d’avoir trouvé ma solution idéale. Pour le moment, je me fais livrer mes paniers bio directement à la maison et j’essaie de compléter à coté en épicerie, en Biocop ou à Monoprix quand je n’ai pas le choix. Quoi qu’il arrive, je lis SYSTÉMATIQUEMENT les étiquettes.

Mes repas sont globalement très sains en semaine. Je commence la journée avec mon muesli maison ou des céréales bio dans du lait d’avoine, je ne mange plus à la cantine du travail le midi pour privilégier les repas fait-maison qui correspondent exactement à mes besoins (ou presque). J’apprends à tout faire moi-même ! La viande, le poisson, les produits laitiers sont présents en de rares occasions et quand je sais exactement d’où ils proviennent. Le weekend j’accepte de moins maîtriser les choses, parce que ça fait du bien et parce que je vis avec quelqu’un de très sceptique, qui fait des efforts surhumains pour m’aider dans ma démarche. J’ai imposé mon nouveau régime alimentaire à condition de relâcher la bride de temps en temps et de prendre un peu plus en considération les autres.

– « J’en ai marre de bouffer des légumes, j’ai l’impression d’être un lapin ». 

– « … -_-« 

ou

– « Anaïs, on vient chez toi avec B. mais si tu nous fait que des graines, il risque de faire la gueule ».

–  « … -_- » 

Je privilégie maintenant les restaurants où la nourriture est de qualité parce qu’un burger oui, mais en sachant ce qu’il y a dedans mais promis, si je viens chez toi je mangeais ce qu’il y a. 

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bref

Si tu as lu jusqu’au bout, tu viens de te rendre compte que tu pouvais directement passer par le résumé. Je suis désolée. 

J’ai perdu 5kg sans effort ou presque puisque j’ai simplement revu mon équilibre alimentaire. Mon poids se stabilise depuis et pourtant, je mange toujours des frites, des burgers ou des pizzas (maisons ou non).

Ma peau cicatrise beaucoup mieux, je me sens moins ballonnée, mieux dans mes pompes.

Il est très simple de garder sa motivation une fois que bien manger devient une habitude. Même en phase descendante (comme en ce moment), j’arrive à me faire à manger, sainement, quotidiennement. Mes craquages sont plus réguliers mais reste complètement maîtrisés. Pas de mauvaise conscience de ce côté, je sais que je contrebalancerais sur une autre semaine.

– Les regards des autres sont souvent moqueurs mais en parler avec humour permet de dédramatiser la situation. Oui je mange bien mais je ne juge pas les autres, je n’impose pas ma vision et surtout j’essaie d’accepter que rien ne sera parfait.

C’est justement en en parlant qu’on intéresse les autres, crois-le ou non, mais j’ai pu faire changer le plus sceptique des hommes, qui s’intéresse un peu plus au sujet et devient plus engagé sans le vouloir. A contrario, des gens plus avancés dans la démarche me permettent de m’informer ou de trouver des solutions.

Le bio reste TRÈS cher si on ne revoit pas sa façon d’acheter, je suis loin d’être opérationnelle pour le moment. Il faut que je trouve une autre façon d’acheter sans me ruiner.

– La frustration est le pire ennemi qui soit.

– Changer ses habitudes, quand on est un cas désespéré comme moi, revient à tout oublier pour recommencer. C’est long, c’est fatiguant et difficile. Courage, on s’y met ?

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6 Commentaires

  • Répondre Elo 15 mai 2016 at 12 h 15 min

    Enfin le voilà! L’article tant attendu! Il est beau, il est clair et agréable à lire! J’ai tout lu de A à Z et avec plaisir! Je suis impressionnée et fière de ton parcours. Surtout continue, persévère, je suis pressée de voir le bilan à 6 mois ou 1 an… Bravo!!!

  • Répondre Ele Nuki - Blog Mode 15 mai 2016 at 16 h 54 min

    Félicitations! Tu as fait le bon choix. reste plus qu’a devenir vegan hahahah

    Contente de connaître ton blog et je n’hésite pas à te suivre1

  • Répondre Manon 16 mai 2016 at 19 h 56 min

    Très intéressant ton article! Je te souhaite bon courage alors 😉 Personnellement, je ne me prive jamais c’est clair, mais comme toi j’essaie de manger équilibré le reste du temps quoi!

  • Répondre Christelle 20 juillet 2016 at 15 h 00 min

    Le livre avec les 25 assiettes VEGAN m’interesse bien!

  • Répondre Clara Gagnon 12 octobre 2016 at 17 h 23 min

    Je t’admire ! Moi mon gros soucis c’est que je n’aime rien de bons pour la santé x) j’ai toujours été tres difficile, c’est à dire quand légumes je ne mange que les haricots (cuisinés que d’1 seul façon), les carottes (avec de la semoule) et des radis xD J’ai beau me faire violence, les legumes et moi ce n’est pas du tout le grand amour. Du coup je n’arrive pas à faire en sorte de manger mieux, d’équilibré mes repas et du coup de perdre du poids aussi 🙁

  • Répondre Sous mon plaid 10 novembre 2016 at 22 h 45 min

    Moi le livre qui m’a beaucoup aidé c’est celui de Cameron Diaz, je te le conseille !

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